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lundi 27 juin 2011

Pourquoi faut-il une police de proximité ?

Ah, mes supérieurs à la libido îlotière, je vous reconnais bien là, avec votre sens aigu de la provocation.

Et bien figurez-vous que, et Dieu sait que ça me coûte de vous dire ça, vous avez raison. Il est indéniable que la volaille, et je sais qu'elle nous lit, est bien meilleure dans sa tâche quand elle connaît la racaille qu'elle bastonne plutôt que quand elle frappe à l'aveugle. C'est quand même préférable de dépouiller quelque' un en disant : "Putain Michel tu déconnes, t'as encore un kilo d'afghan sur toi, nan, je suis désolé je peux pas te laisser partir comme ça, je vais t'exploser les narines et te chatouiller l'intestin avec ma matraque", aucune poche n'étant négligée. C'est bien connu, quitte à se faire valser les boyaux, autant que ce soit un ami qui vous humilie.

De plus la présence d' îlotiers (ou de " police de proximité" comme vous voulez) vous sert de prévention à la délinquance. Placez moi 250 lardus rue St Denis, et vous verrez que le racolage diminuera, on peut pas aguicher le prolo et épargner le poulet en même temps, c'est bien connu: 24h par jour, ce n'est pas suffisant pour distraire la police en se faisant de l'argent.

Bref, je crois que je viens de faire un belle démonstration; quitte à avoir une basse-cour, autant l'avoir sous les yeux, et comme le disent mes amis casaques :

"Gallinacé embusquée ne représente qu'une menace,
Mieux vaut l'avoir devant pour éviter les crasses."

Merci.

Illustrations : dessins de Chimulus et de Pétillon, tous droits icono réservés, bien évidemment.

vendredi 22 avril 2011

Pourquoi est-ce que l'on ne peut pas se faire sucer au péage (alors qu'il y a des filles dans les cabines) ?

Mes amis, attention, le souci du péage est un des grands problèmes de ce début de siècle et de la fin du dernier.

Sachez-le mes amis, il est des macadam plus chers à fréquenter
Que de fourrer des dames de luxe et fort payées.
A trop payer des taxes, la route devient amère,
Même quand la direction rime avec balnéaire.
Nous voulons être libre de pouvoir circuler sans payer,
Sans péages, sans vignette et complètement bourrés.
C'est la rentrée des vacances, et j'en profite ici
Pour que l'éducation soit mise sur le tapis.
Cela fait trop longtemps que l'œuvre éducatrice
Fait de nous des cloportes sans âme cicatrice.
Ce système nous endors, nous fatigue, nous hypnose,
Et quand on est adulte, nos nerfs se ménopausent.
Ne perdons pas de temps et enseignons la haine
Aux branleurs écoliers, ces vermines, ces teignes !
Futures générations, ne croisez pas les bras !
Refusez donc les taxes, engagez le combat.
Bien souvent le pouvoir nous joue un air de flûte
pour mieux nous endormir, ah les lâches, ah les putes !
Résistons tous, mes frères, au volant de nos caisses.
À la maréchaussée, allons botter les fesses.

Bref, mes amis au levier de vitesse épais, avec ce que je viens de vous expliquer en deux mots, et après tout ce qu'on vient de vous pomper en trajet, comment voulez-vous qu'on ai encore envie de se faire sucer?

Moralité :

Quand sur la belle route de tes congés payés.
Après des kilomètres à l'essence surtaxée.
En ligne de mire enfin le péage apparaît.
Enfer et damnation! Le budget a morflé!
Inutile de rêver, range ta queue livide.
Te faire sucer serait vain, car tes bourses sont vides.

Merci.